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| L'histoire des peaux reconstruites |
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Reconstruire un épiderme ou une peau consiste à associer des cellules et des polymères naturels ou synthétiques. Cette approche fait aujourd’hui l’objet d’un développement rapide et spectaculaire. Historiquement, l’ingénierie cutanée a bénéficié des grands progrès réalisés dans les cultures de cellules, première étape clé dans la conception de modèles de peau. C’est en 1975 que débute véritablement l’aventure des peaux reconstruites, avec les travaux de pionniers comme J.-G Rheinwald et H. Green à la Harvard Medical School ou M. Prunieras à l’INSERM. M. Prunieras rejoint L’Oréal qui s’intéresse déjà à cette nouvelle technologie : l’objectif initial est de reconstruire le premier épiderme possédant une couche cornée proche de celle de la peau humaine. Il sera atteint en 1979, et ce succès sera suivi par la conception de nouveaux modèles aux fonctionnalités et aux applications toujours plus étendues.
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Années 60 : Première technique de culture de kératinocytes : un fragment de peau de 2 mm² est déposé dans une boîte de Pétri. Ces explants étaient immergés dans le milieu de culture et les kératinocytes migraient pour former une couronne cellulaire. Au bout de dix jours, 2 à 3 couches de kératinocytes superposés présentant des signes de différenciation incomplète étaient obtenues.
1975 : J.-G Rheinwald et H. Green cultivent en série des kératinocytes sur une trame de fibroblastes nourriciers. Ils obtiennent, sous forme de lambeaux, le premier substitut d'épiderme.
1979 : Premier modèle d’épiderme, avec une couche cornée fonctionnelle, reconstruit sur un support inerte.
1986 : Un épiderme est reconstruit sur un équivalent dermique.
1994 : Modèle d’épiderme qui intègre, en plus des kératinocytes, des mélanocytes, les cellules responsables de la pigmentation de la peau. Ce modèle pigmenté devient un outil pour étudier la fonction de pigmentation de la peau, les effets des UV…
1997 : Introduction complémentaire des cellules de Langerhans dans un modèle d’épiderme pigmenté. Le premier modèle qui intègre les trois principaux types cellulaires de l’épiderme voit ainsi le jour dans les laboratoires de L’Oréal.
2000 : Création du centre industriel d’ingénierie cutanée, EPISKIN SNC, filiale à 100% de L’Oréal.
2001 : En collaboration avec le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), les chercheurs de L’Oréal développent un modèle de peau reconstruite présentant les caractéristiques de la maladie génétique Xeroderma Pigmentosum, une maladie rare caractérisée par une déficience enzymatique qui empêche la réparation de l’ADN des cellules endommagées par le soleil.
2004 : Développement d’un modèle de « peau âgée » dont le derme glyqué reproduit certaines réactions impliquées dans le vieillissement cutané.
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